mardi 12 décembre 2017

Le Patrimoine religieux immatériel et spirituel de la Chartreuse



La victoire du collectif «Un air de Chartreuse » sur le promoteur Matexi est l’aboutissement de décennies de combat, non seulement urbanistique, mais aussi pour la protection du patrimoine et de la diversité biologique.  Dans http://hachhachhh.blogspot.be/2017/12/le-patrimoine-minier-de-la-chartreuse.html j’ai décrit la galerie minière, Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB), ‘cavité souterraine d’intérêt Scientifique et  un élément important de notre patrimoine minier. Voici un aperçu du patrimoine religieux  immatériel et spirituel de la Chartreuse. Les Chartreux ont donné leur nom au site, mais ils n’étaient pas les premiers ni les derniers. L’oratoire des Douze Apôtres a hébergé la dépouille d’un empereur ! Et dans un des quatre couvents du Cornillon a séjourné une sainte qui a certes dû s’exiler en dehors de la principauté, mais dont le projet  a inspiré un autre pape.

L’oratoire des Douze Apôtres et un pape excommunié

Au départ il y avait un oratoire, dédié en 1116 par l’évêque Otbert aux Douze Apôtres. Une chapelle qui a hébergé la dépouille d’un empereur ! Un empereur excommunié, certes, mais quand même. La dépouille de Henri IV y fut déposée en attendant la levée de l'excommunication qui permit l'ensevelissement définitif. Ce n’est pas du tout un fait-divers, mais un évènement majeur dans la querelle des investitures dans l’Empire Germanique. C’est l’époque où les empereurs essayaient d’imposer leur système d’église impériale, contre le pape qui se bat bec et ongles pour garder le droit de nommer ses évêques, au nom du principe ‘démocratique ‘ clero et populo. Dans cette gigantesque foire d’empoigne, entre 1075 et 1125, les évêques liégeois Henri de Verdun (1075-1091) et le bouillant Otbert (1091-1119) se rangent dans le camp impérial. Les papes se défendent avec les armes à leur disposition: en 1076, le pape Grégoire VII excommunie l’empereur Henri IV qui revendiquait, au nom de la "liberté de l'Eglise", la nomination des évêques par le souverain. L'empereur remettait l'évêché à son candidat avec deux objets symboliques: l'anneau et la crosse.
L’expression « Aller à Canossa «  vient de Henri IV : il y demande pardon au pape en 1077.  En vain, le pape dépose Henri IV en 1080 avec une nouvelle excommunication. Henri s’empare alors de Rome en 1084, fait élire un nouveau pape, Clément III, et se fait couronner empereur.
On aurait eu déjà un premier schisme à cette époque là, si en 1104, le futur Henri V n’avait pas pris parti contre son père, soutenu par le pape Pascal II qui le délie du serment fait à son père. Henri V fait incarcérer son père et le force à abdiquer. Henri IV parvient à fuir, et se rend en 1106 à Liège sous la protection de son vassal, le prince-évêque Otbert. C’est là qu’il tombe malade et meurt le 7 août 1106, dans oratoire des Douze Apôtres.  Plus dans http://hachhachhh.blogspot.be/2008/08/notger-le-souabe.html
Un peu plus tard, en 1124,  l'évêque Albéron remet l’oratoire aux Prémontrés. Ils y vénéraient saint Corneille, qui est sans doute à l'origine du toponyme Cornillon. Il y a cinq saints de ce nom, mais je
suppose qu’il s’agit du centurion romain Corneille, qui avait fait mander Pierre pour être baptisé. La scène qui est reprise sur les fonts baptismaux qui se trouvent aujourd’hui à Saint Barth.
La chapelle des Douze Apôtres, outre diverses invasions de malfaiteurs, eut à subir les attaques incessantes du Duc de Limbourg. C’est pourquoi les Prémontrés abandonnèrent en 1288 leur maison de Cornillon. Ils sont partis au Beaurepart-en-Île, l’actuel séminaire.
Le monastère des prémontrés est transformé en forteresse. L’occupation militaire dure jusqu’en 1336, date de la prise de la forteresse par les liégeois eux-mêmes, en lutte contre leur prince-évêque Adolphe de La Marck. Elle est alors détruite. Le fil est repris un siècle plus  tard par les Chartreux. C’est le sujet d’un prochain blog. Les Prémontrés n’ont pas laissé des vestiges matériels. Et nous restons dans le patrimoine spirituel avec les 4 couvents du Cornillon.

La léproserie des "quatre couvents de Cornillon" et la Sainte Julienne

Mont Cornillon 1649 la Chartreuse, et à ses pieds, les quatre couvents
A côté des Prémontrés, il y avait aussi une léproserie, composés de quatre bâtiments, un pour les lépreux, un pour les frères qui les soignaient, un pour les lépreuses et un pour les sœurs attachées à leur service. Les pensionnaires des modestes cabanes abritant des lépreux disposaient de leur cimetière – la peur de la contagion - et de leur église, le desservant étant élu par eux-mêmes. Placé sous la protection d'Urbain III, pape de 1183 à 1185,  l'hospice était connu sous le nom des quatre couvents du Cornillon. Réservé aux Liégeois ayant reçu le baptême dans une des trois églises de Liège ( Notre-Dame-aux-Fonts, Saint-Adalbert, Saint-Jean Baptiste), les autres malades devant se rendre à Sainte-Walburge.
L'hospice possédait une vacherie où Sainte Julienne passa les premières années de sa vie religieuse. Elle avait perdu ses parents à l'âge de 5 ans et fut confiée au couvent des sœurs augustiniennes du mont Cornillon qui dirigeaient la léproserie, mentionnée déjà dans un document de 1176. À 14 ans, Julienne fut admise au nombre des sœurs et en 1222 elle fut élue prieure. Elle s'efforça d'établir une meilleures discipline ce qui entraina de nombreux désordres et un premier sac du couvent. Avec l'appui de l'évêque Robert de Thourotte, elle établit un nouveau règlement, mais à la mort de celui-ci le couvent fut une seconde fois mis à sac et Julienne fut l'objet de violence. Il m’est difficile de savoir si c’était son règlement haï qui a été déterminant, ou les visées de certains bourgeois de Liège qui cherchaient ainsi à en accaparer les charges.
Elle eut de fréquentes visions mystiques dont une lune échancrée, « la lune en sa splendeur, avec quelque fracture ou défect en sa rondeur corporelle ». Sur les gravures les plus anciennes ont voit la lune avec une espèce d’échancrure ou de tache, tandis que sur les plus récentes les artistes ont plutôt figuré une barre obscure qui la traverse dans tout son diamètre. Au cours d’une extase, Soeur Julienne entendit une voix lui révéler l’explication: « Le globe de la lune figurait l’Eglise militante et l’opacité, cachant une partie de sa clarté, signifiait qu’il y avait une ombre dans le cycle liturgique, parce qu’il y manquait une fête: celle du Saint Sacrement. La Providence voulait une fête triomphale pour le plus grand des sacrements. Ce jour devait être uniquement consacré à honorer la Présence réelle de Jésus-Christ dans l’Hostie pour fortifier la foi affaiblie par les hérésies» (Lambert de Ruyte, recteur de Cornillon, in « Histoire mémorable de Sainte Julienne, vierge, jadis prieure de la maison de Cornillon », publié en 1598 – cet ouvrage traduit la Vita Julianae du  XIIIe s. qu’il trouva dans les archives du monastère).
Le paien que je suis n’y pige rien – mais je ne suis apparemment pas le seul à me poser des questions. Huit siècles plus tard, en 2010, Benoît XVI explique: "La lune symbolisait la vie de l’Église sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l’absence d’une fête liturgique, pour l’institution de laquelle il était demandé à Julienne de créer une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l’Eucharistie pour réparer les offenses au Très Saint Sacrement."
Julienne se mit à œuvrer pour cette fête. La première personne à qui elle osa parler de son projet fut la Bienheureuse Ève de Liège, recluse. Ce qui n’était probablement pas d’une grande aide. Elle ne serait probablement arrivée à rien, comme la plupart de ces mystiques visionnaires, si elle n’avait pas trouvé une oreille attentive chez Jacques Pantaléon, archidiacre de Liège et futur Pape Urbain IV. Le prince-évêque Robert de Thourotte s'engagea à officialiser le culte eucharistique dans son diocèse, l’année de son décès, en 1246. Les bourgeois de Liège s'opposaient à la fête car cela signifiait un jour de jeûne en plus. L'opposition devenant persécution, Julienne et quelques compagnes quittèrent leur couvent pour l'Abbaye de Salzinnes, hors de la Principauté.
Jacques Pantaléon devenu pape sous le nom de Urbain IV voyait dans  la Fête Dieu une bonne arme contre les cathares qui remettaient (entre autres) en question la « présence réelle » du corps et du sang du Christ. Il sort sa bulle Transiturus de hoc mundo le 11 août 1264. Vingt ans avant, le 16 mars 1244, au pied de la forteresse de Montségur, 200 hérétiques qui avaient refusé de renier la foi cathare étaient montés sur le bûcher. Leur martyre marque la fin de la croisade contre les Albigeois. Mais avec ce bucher leurs idées n’étaient pas éradiquées. D’où l’idée d’une fête Dieu pour consolider cette victoire sur l’hérésie dans les cœurs…

Un patrimoine matériel bien vivant, où des Clarisses remplacent les Carmélites

En 2017, Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège ne pouvait pas demeurer en reste avec Benoît XVI. Lors d’une conférence de presse, le 7 juin 2017, au Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon, à l’occasion de la 771ème Fête-Dieu, il se réjouit « de l’intérêt croissant de tant de liégeois et d’ailleurs pour ce trésor patrimonial immatériel et spirituel de notre cité, l’une des plus anciennes fêtes liégeoises célébrée à Rome et dans tous les diocèses du monde.
Mais qu’en est-il du patrimoine matériel ? Le nombre de lépreux diminuant, l'hospice avait accueilli dès la fin du XIIIe siècle d'autres malades et parfois même des non malades. Si à ma connaissance il ne reste plus de traces de ces 4 couvents, il y a un vestige important de ces hospices de l’autre côté du chemin de fer qui a coupé le site en deux en deux : la Valdor. Je reviendrai sur le sujet.
Les Carmélites de Cornillon s’étaient installées au sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon en 1860.  Après 157 années de présence contemplative, elles cèdent leur monastère aux Clarisses: trop de différences d’âges et de soucis de santé, combinés à un manque de vocations. Elles vont rejoindre d’autres carmels ou des maisons de repos. Les clarisses du monastère de «Hannut-Bujumbura» les remplacent. La plupart de ces religieuses belgo-burundaises habitent en Belgique depuis les
évènements de 1994 et leur couvent de Bujumbura fut co-fondé par deux clarisses liégeoises. Elles viennent avec des projets : le sanctuaire va développer un nouveau béguinage contemporain, un projet immobilier qui « va contribuer à la revitalisation des quartiers d’Amercoeur et de la Chartreuse ». futurs-du-sanctuaire-de-cornillon/  Le futur sanctuaire aura trois pôles (monastère, sanctuaire ouvert et pèlerinage qui réfèrent aux fondamentaux de l’époque de sainte Julienne : 1’Eglise, la léproserie, accueil des pauvres,  et agriculture et boverie, confiée aux clarisses. Une petite hôtellerie de 4 chambres accueillera les pèlerins du chemin de saint Jacques de Compostelle ou de la Via Mosana. Le pôle « béguinage contemporain » pourra accueillir 18 laïcs répartis dans huit unités autonomes de logement. Il est vrai que Liège est un berceau des béguinages, avec leur curé Lambert le Bègue. Les Clarisses savent-elles que ce curé des béguinages a été condamné en 1177 commehérétique par le concile de Venise parce qu’il préconisait la pauvreté dans l’Eglise ?
Le Sanctuaire de Cornillon a même son commissaire apostolique (politique ?), le père Patrick Bonte, osc.  Il a aussi son ange-gardien. Un « business angel » est sur le projet et on commencerait à flairer de la spéculation immobilière… Jacques Galloy est un Be Angel, un investisseur privé individuel qui apportedes fonds, comme un investisseur privé, et de l’accompagnement stratégique, comme un coach. On se situe très clairement dans le registre du capital à risque. Ça peut donc être (très) rentable, comme on peut y perdre beaucoup.  Le business angel peut dégager des « taux de rendement internes » (TRI) compris entre 22 et 27 % par an sur un portefeuille diversifié.
Mais notre ange Jacques Galloy est apparemment motivé par des profonds sentiments religieux : il présente notamment God's talents sur une radio catholique locale.  Ce plan ci-contre illustre le domaine de 1.2 Ha. Le périmètre jaune est la limite du domaine et la partie supérieure est le monastère des clarisses avec des potagers, enclos d’élevage et cloître. La chapelle médiévale « Ch » est le centre de gravité. Le béguinage contemporain (de « P » à « B2 ») sera dans l’axe perpendiculaire aux coteaux.
Selon Jacques Galloy, ce  projet a pour ambition de contribuer au renouveau de la porte orientale de la ville, dans le quartier d’Amercoeur. En outre le monastère va poursuivre la fabrication de plus de 2.000.000 d’hosties par an. La chapelle médiévale où pria sainte Julienne restera un grand poumon spirituel au cœur de la ville et un petit vignoble sera replanté sur les coteaux pour illustrer l’attachement du sanctuaire à la célèbre fête du corps –hosties – et du sang  – le vin –du Christ.
On est loin de la léproserie isolé. Ce site s’étend sur un hectare rue de Robermont N°2. Le couvent du 14e siècle abrite aujourd’hui le hall d’accueil et le salon de la résidence-services MRS,  31 logements à assistance, reliés au couvent par un magnifique couloir voûté.
Dans un prochain blog je décrirai l’existence mouvementée des Chartreux. La présence religieuse y est interrompue pendant 50 ans par la révolution liégeoise et français, pour reprendre en 1853, avec  une  communauté  de  Petites  sœurs  des  pauvres  qui  y  accueillirent  jusqu’en 2003 250  vieillards. Ce qui reste de l'ancienne chartreuse est vendue au groupe immobilier Coenen specialisé dans le ‘temporary housing ‘. Une centaine de meublés occuperaient le bâtiment principal. La chapelle serait remplacée par un parking. Il y aurait une taverne dans la ferme classée (XVIe - XVIIe siècle). Quant au petit lavoir, il pourrait se transformer en logement pour des groupes. Tout ça au conditionnel, parce que 14 ans plus tard ce groupe est sous le radar. 
Voir aussi mes autres blogs sur le sujet

http://hachhachhh.blogspot.be/2017/12/chartreuse-une-nebuleuse-autour-de.html

vendredi 8 décembre 2017

Le patrimoine minier de la Chartreuse: la galerie minière



Le  site de la Chartreuse recèle aussi un important patrimoine minier. Michel Dethier du Club de Recherche Spéléo Ourthe Amblève a publié en 2006 un travail très pointu sur “La galerie minière de laChartreuse“, dans le Bulletin du Vieux-Liège de juin 2006.  Si le collectif « Un air de Chartreuse » a pu mobiliser si largement contre des promoteurs immobiliers qui n’ont rien à cirer de notre patrimoine, c’est grâce au travail de sensibilisation des gens comme M. Dethier. La Chartreuse est classée dans son ensemble en 1991 pour son intérêt patrimonial et environnemental. Là-dedans il y a le Tunnel ou galerie minière, qui va jusqu'en dessous du cimetière de Robermont. Elle a permis l'exploitation des veines de houille qui furent cependant l'objet d'activités d'extraction depuis 1356 (au moins) : l’abbesse de Robermont octroya, à diverses personnes, une veine de houille dite ‘del tombéal’ qui se trouvait sur ses terres. Sous l’Ancien Régime, le sous-sol appartenait au propriétaire du sol. De nombreuses galeries passaient sous Amercœur, occasionnant divers dégâts. La Révolution Française change la règle : le sous-sol appartient à la nation. Tous les exploitants doivent alors demander une concession. Ces procédures ont pris du temps, et la plupart ont été concédées après l’indépendance belge. Mais la première concession (environ 1.000 hectares) fut octroyée très tôt, en 1798. Napoléon ne viendra au pouvoir que l’année après. En 1828, on retrouve un comte, E.A. Le Coulteur de Cantalen, comme propriétaire.  En 1858 est créé la Société anonyme des Charbonnages de la Chartreuse et Violette qui sera absorbée en 1931 par la mine de Wérister. C’est la Société anonyme qui fait creuser, en 1859, une galerie horizontale de 1.480 mètres de long, avec deux puits:
La Chartreuse en 1875
la «Sainte Famille» (pour l’extraction, dans l’ancienne plaine de manœuvres, 400 mètres de profondeur, entièrement maçonné, 3.90 mètres sur 2.50).  Celui de « Robermont » servait pour l’aération. Ce puits profond de 605 mètres s’ouvrait dans le terrain appartenant à un hôtelier liégeois, aujourd’hui  près du monument aux morts de 14-18. Il a été remblayé en 1890.
Cette galerie est un élément important de notre patrimoine minier. Elle permet d’étudier l’évolution des techniques d’extraction du Moyen Age à nos jours. Elle recoupe plusieurs veines de 20 à 70 cm de ‘puissance’. Dans les vides laissés par les tailles elle est maçonnée. Elle est partiellement obstruée à 1280 m. de l’entrée par un effondrement. L’entrée se trouvait dans la cave d’une maison détruite pendant la seconde guerre mondiale car jadis, avant le chemin de fer Liège-Visé, l’ancienne rue passait au niveau de cette cave.
Le puits de Sainte Famille a été sécurisé en 1999 par la DPPGSS. Il est aujourd’hui noyé jusqu’au niveau de la galerie. Des particuliers sont encore venus s’approvisionner en charbon pendant la deuxième guerre mondiale et peut-être même après.
D’un point de vue géologique, la galerie offre une coupe quasi parfaite (car presque perpendiculaire aux bancs) dans le carbonifère moyen (300 millions d’années). Les affleurements houillers de cette dimension et dans un si bon état étant pratiquement inexistants, ce site est donc extrêmement précieux pour les géologues. Il y a aussi des belles néo-concrétions.
L’Ecole belge de spéléologie y a organisé des stages de biogéologie. Ce Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB) renferme plusieurs espèces cavernicoles.
Le tremblement de terre de 1983 nous a rappelé que notre région n’est pas à l’abri de secousses sismiques. L’Observatoire royal considère la galerie comme un site fondamental du réseau sismique belge, aussi y a-t-il installé dans une des galeries latérales un sismographe.
Bien sûr, il n’est pas question d’ouvrir cette galerie au grand public. Il y a des dangers d’éboulement et aussi le grisou et autres gaz. Les visites, essentiellement à buts scientifiques et pédagogique sont réglementées. Elle est depuis 1999 sous statut de ‘cavité souterraine d’intérêt Scientifique (CSIS- dans l’Atlas du Karst Wallon N°42/2-E001). Ce statut donne un cadre général à la protection du site et délègue à un comité de gestion le soin de la gérer. Dans le comité des gestion il y a la ville, propriétaire des terrains où se situent les entrées, la DGRNE Ulg et CWEPSS

Sources

Michel Dethier du Club de Recherche Spéléo Ourthe Amblève a publié en 2006 un travail très pointu sur “La galerie minière de la Chartreuse“, dans le Bulletin du Vieux-Liège, juin 2006, pp. 21-33, illustré de photos et d’un plan du site.
Mes autres blogs sur la Chartreuse

http://hachhachhh.blogspot.be/2017/12/chartreuse-une-nebuleuse-autour-de.html
http://hachhachhh.blogspot.be/2017/11/retrait-du-permis-de-la-chartreuse-par.html
Les photos de ce blog proviennent de